Mardi 6 mars, 19h : bilan provisoire du ciné-club

Mardi 6 mars, 19h : bilan provisoire du ciné-club

Le ciné-club a maintenant deux mois. Nous avons mené, pour le moment, deux cycles:

– L’un sur le travail dans les séries, a été temporairement mis en pause, afin de rédiger; aussi parce que nous nous rendons compte de l’ampleur de la tâche.

On en a tiré quelques conclusions, qui nous ont aidé à écrire le texte de présentation du projet de ciné-club. On s’est rendu compte que si les pauvres existent bel et bien dans ces séries, ce n’est pas tant les “visibiliser”qui pose problème, c’est au contraire, le discours figé, sociologique souvent, et souvent aussi caricatural à leur égard. Cela nous a amené à réfléchir, au-delà de son caractère propagandaire, à l’industrie du cinéma et des séries comme ce qu’elles sont avant tout, c’est à dire une industrie.

– L’autre, en cours, a pour vocation de réfléchir à comment représenter notre analyse du capitalisme et de la perspective communiste. Cela nous amène à réfléchir à comment on représente la rupture avec l’ordre ancien, ou les formes de la résistance, quand les moyens et la situation empêchent de concevoir ce que sera le monde de la révolution, voire ce que sera la révolution elle-même. A vrai dire, on a d’ailleurs plus vu des critiques du monde que des propositions d’un autre qui ne soit pas étrangement similaire à celui dans lequel nous vivons, et ce malgré les vaisseaux spatiaux, les caravelles, ou les costumes exotiques qui peuvent apparaître à chaque coin d’écran.

Nous avons également discuté autour du film italien “la classe ouvrière va au paradis” qui a l’ambition de décrire une intervention politique contre le capital dans les usines dans les années 70. On en a tiré un petit montage, des idées. Mais surtout des questionnements sur ce cinéma, qui peut poser des critiques, qui peut commenter la réalité, mais qui est difficilement un outil pour la lutte. Ce que pose ce film est à la fois tout ce qu’il critique: il commente des commentateurs, il est face à l’impuissance autant qu’il la décrit. Il est dans les camp des exploités, et partage en cela sa destinée sous le capital.

Nous avons fait une première soirée Survival, dont l’idée était de réfléchir au refus des règles du capitalisme, et à la façon dont tout cela est mis en scène. Là aussi, si ces critiques peuvent être très efficace, comme celle de l’école par Battle Royale, on en est toujours à alterner entre critiquer la forme et critiquer le fond.

Et puis il y a des chantiers…On a un peu discuté de techniques, de la façon dont est pensé le plan. On a parlé aussi de la façon dont le prolétariat est représenté, dont il faudrait le représenter.

On a aussi essayé de prolonger tout ça dans la littérature, dans le dessin…A commencer par un texte qu’on a écrit sur la science-fiction, l’heroic fantasy et le survival, qu’on va essayer de prolonger sur le fantastique et le post-apocalyptique: réfléchir à ce que ces genres parviennent à traiter, de ce qui pourrait être repris, ou non, là-dedans.

Comme il est prévu dans le cadre du local, on fait une petite réunion de bilan ce mardi 6 mars. L’idée, c’est d’une part de mettre en place un autre calendrier pour les mois à venir.

D’autre part, il s’agit de ralentir le spectacle au profit de la production. Reprendre ce qu’on a commencé, comme par exemple le texte qu’on a écrit sur le travail dans les séries, répertorier les scènes qu’on veut réutiliser, et cibler plus précisément ce qu’on veut faire: au-delà de la critique, la production. Cela commencera par un petit travail de présentation autour du thème « se défendre face à la justice ».

Venez en discuter, ou participer à notre réflexion commune,

Au local Camarade.

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